Update martie 2010

CONCEPTS FONDAMENTAUX POUR LES ETUDES DE GENRE
Daniela ROVENTA-FRUMUSANI
Agence Universitaire de la Francophonie, Editions des archives contemporaines, Paris, 2009

Au début du XXIe siècle le féminisme se situe  à un carrefour de son existence. Bien que la situation des femmes (ainsi que d’autres catégories discriminées) se soit indubitablement améliorée au cours du dernier siècle le féminisme semble tomber dans un cône d’ombre ou dans le dérisoire comme d’autres ismes qui ont marqué l’histoire récente. Ce fait est du peut être à son acceptation institutionnelle, à l’adoption des mesures législatives qui au moins formellement réduisent la discrimination de genre ou promeuvent la « discrimination positive » des femmes, au développement du féminisme académique et non en dernier lieu à la popularisation, vulgarisation et politisation excessive du sujet .
C’est le contexte dans lequel Daniela Roventa-Frumusani nous propose comme thème de réflexion :est-il possible d’assister à la fin de la belle époque du féminisme ? Et si la réponmse en est une affirmative qu’est-ce qui suit ?S’il y a une suite et si le féminisme n’est pas condamné à la dissolution.
A la première question la réponse parait évidente si l’on remarque que l’industrie pornographique vue par l’auteure comme colonisation du corps féminin par les hommes (p.60) et implicitement une flagrante violation des droits civils (p.61) « est toujours aussi florissante qu’aux années des grandes batailles féministes (soixante-dix) et que les publicités qui instrumentalisent les corps des femmes pour vendre des bières blondes ou rousses, des machines outils, des voitures etc sont aussi nombreuses sinon plus nombreuses et séduisantes et que les blagues avec les blondes prolifèrent »(p.5). En plus, ce qui est encore plus grave c’est un état d’esprit antiféministe  (l’antiféminsime ordinaire dont parlent de nombreuses chercheures) et le fait que « la dénonciation de ces pratiques discriminatoires à l’égard des femmes ennuie plus qu’elle ne dérange et les dénonciations sont taxées de radicalisme, intolérance ou manque d’humour » (p.5).
Un autre argument en faveur de la thèse du postféminisme lancé plutot par les médias que par les chercheures, intervenantes sociales ou groupes de femmes  est dans l’opinion de l’auteure un changement paradigmatique de l’histoire récente « .:si les pays occidentaux traversent une période de guerre froide antiféministe, les pays postcommunistes rejettent le féminisme sans l’avoir connu véritablement ». Les deux types de rejet, bien que fondés sur des prémisses différentes ont comme résultat meme si pas affirmé explicitement la reimposition d’une identité féminine family based, prestant du travail à domicile, et du travail domestique (gratuit, invisible, dévalorisé-p.90) ce qui contribue à la féminisation de la pauvreté et à la perpétuation (et naturalisation) des discriminations salariales te professionnelles.
Ainsi pour ne pas tomber dans l’oubli ou le dérisoire dont nous parlions au début de cette note de lecture, le féminisme actuel doit s’adapter aux réalités actuelles, reformulez les attentes ainsi que le discours en acceptant le fait que les anciens cadres conceptuels basés sur l’universalisme, la similitude, les dualismes (nature-culture, public-privé) ont perdu leur relebvance en faveur de la contextualisation et de l’incorporation (M Miroiu, O.Dragomir, 2002, p.142).




© 2007 Daniela Roventa Frumusani. Toate drepturile rezervate.
Web design: Dezibel Media
 
Web hosting: Webhotel
www.cere.ro